Pourquoi OVH mise (enfin) sur le bureau virtuel

Temps de lecture estimé : 10 minute

*Attention, ce contenu a été publié il y a 1 année. Il n'est peut-être plus d'actualité.*

Cela fait bientôt dix ans que l’on parle du bureau virtuel comme symbole de l’informatique moderne. Et que l’on prédit, chaque année ou presque, son débarquement imminent dans les entreprises… sans obtenir l’effet escompté. Mobilité, sécurité, réduction des coûts et flexibilité : les bonnes raisons de s’y mettre n’ont pas beaucoup changé. Tout comme les technologies sous-jacentes qui, sans évoluer radicalement, se sont tout de même améliorées grâce à l’arrivée de nouveaux éditeurs sur ce marché, tels que VMware. Alors, pourquoi OVH a-t-il attendu 2016 pour lancer une offre de Cloud Desktop et de Cloud Desktop Infrastructure (VDI) ? Réponses avec François Loiseau, Senior cloud architect au sein de l’équipe qui a conçu ces solutions.

OVH Cloud Desktop : pourquoi OVH mise enfin sur le bureau virtuel

Le cloud a ouvert la voie au bureau virtuel

Pour expliquer le relatif insuccès du bureau virtuel, on a longtemps convoqué sur le banc des accusés le faible débit des connexions à Internet des entreprises. Cette explication tient-elle encore la route aujourd’hui ? « Pas vraiment, tranche François. D’une part, les débits sont en augmentation : la fibre optique arrive lentement mais sûrement, et les solutions alternatives se démocratisent, du SDSL à l’agrégation de liens A/VDSL (voir OverTheBox d’OVH Télécom). D’autre part, les progrès des technologies de compression de flux vidéo ont permis de diminuer la consommation de bande passante des bureaux virtuels, tout en augmentant leur qualité. » On peut ainsi visionner des vidéos Youtube 4K sur un Cloud Desktop avec une connexion de quelques Mbps. « Dans des pays très bien connectés comme la Belgique, poursuit François, le bureau virtuel a certes un peu d’avance. Mais il faut chercher ailleurs les raisons pour lesquelles le bureau virtuel n’a pas encore séduit les masses. »

En plongeant dans l’histoire des innovations, une piste émerge : « Pour qu’une innovation trouve son public, plusieurs ingrédients sont nécessaires : une technologie qui arrive à maturité, un prix qui se démocratise et des utilisateurs convaincus par les avantages du produit au point d’être prêts à modifier leurs habitudes. Je suis persuadé que l’évolution de l’IT en entreprise ces dernières années a créé un contexte aujourd’hui plus favorable à l’adoption du bureau virtuel. » Effectivement, on a pris l’habitude d’utiliser des applications en SaaS, d’héberger nos données dans le Cloud et d’y accéder en mobilité. Si bien que l’idée même de déporter son bureau dans le cloud n’est plus si incongrue qu’il y a encore quelques années. « C’est toujours plus facile d’être lucide avec quelques années de recul, mais avouons-le, c’était quand même osé de croire, il y a 8 ou 10 ans, que certains seraient tentés d’envoyer leur bureau – leur outil de travail de tous les jours ! – dans le cloud ». Un cloud qui était, à l’époque, encore très nébuleux. « Il était nécessaire d’y aller progressivement, un pas après l’autre. » Le choix du nom « Cloud Desktop » pour l’offre de bureau virtuel d’OVH.com n’est d’ailleurs pas innocent : « La notion de cloud est entrée dans les mœurs, elle mobilise dans l’imaginaire collectif l’idée de plus de simplicité, de flexibilité… Il était donc logique de parler de Cloud Desktop, plutôt que de bureau virtuel. » Ce à quoi François ajoute qu’à l’heure où l’essentiel des applications se trouvent « dans » Internet, produisant des interactions entre des contenus eux-mêmes hébergés sur des serveurs, avoir son bureau dans le cloud est finalement assez logique : « Continuer à travailler depuis un ordinateur local, c’est travailler en marge d’Internet. »


En savoir plus sur l’offre Cloud Desktop d’OVH.com

Lire Cloud Desktop OVH.com : qu’a-t-il que les autres n’ont pas ?


Un outil adapté aux nouvelles formes de travail, qui ne rend pas seulement accessibles vos données et applications, mais votre environnement complet

Sur le thème du bureau du futur, les futurologues sont intarissables. Et pas toujours d’accord. Tous soulèvent néanmoins un point essentiel : les nouvelles technologies vont continuer à bouleverser, sinon le travail lui-même, du moins le rapport que l’on entretient avec lui. En témoigne ce discret glissement sémantique : le travail désigne de moins en moins le lieu où l’on passe ses journées, mais plutôt ce que l’on produit grâce aux outils – numériques principalement – mis à notre disposition et à la possibilité d’être en contact avec tout le monde, partout, tout le temps. Il est bien sûr ici question des outils collaboratifs, des logiciels métiers qui ont migré dans le cloud, de la visioconférence… et de tout ce qui a rendu possible l’essor du travail en mobilité et du télétravail. « Le bureau virtuel se place dans la continuité de ces outils. » Mieux, il permet de les réunir et d’en libérer tout le potentiel.

Jusqu’ici, le travail en mobilité ou depuis son domicile décrivait le fait d’accéder à distance à la plupart des applications utilisées sur son lieu de travail, ainsi qu’aux données que l’on a synchronisées avec un espace de stockage dans le cloud. Les applications mobile et web permettent, quant à elles, d’accéder à ces mêmes données et outils (du moins aux fonctionnalités essentielles) depuis son smartphone ou sa tablette. « Pratique et suffisant dans certains cas, mais pas dans tous. N’avez-vous jamais regretté de ne pas pouvoir retrouver, à distance, votre environnement de travail à l’identique, vos applications avec les raccourcis et les règles que vous avez configurés pour être plus efficace, le document en cours d’édition que vous pensiez avoir enregistré, le navigateur avec les onglets ouverts sur vos dernières recherches ? Voilà le changement de paradigme proposé par le bureau virtuel : ne vous contentez plus d’accéder à vos outils et à vos données à distance. Emportez avec vous votre environnement de travail complet, tel que vous l’avez personnalisé pour être plus productif. » Peut-on aller jusqu’à dire que le travail à distance relevait jusque-là du bricolage ? « On a usé et abusé du terme de mobilité, si bien qu’il faut peut-être maintenant chercher des superlatifs pour exprimer ce que permet le bureau virtuel, c’est-à-dire la super-mobilité, l’hypermobilité, l’ubiquité. Bref, le fait d’être partout comme au bureau ! »

« Ne vous contentez plus d’accéder à vos outils et à vos données à distance. Emportez avec vous votre environnement de travail complet, tel que vous l’avez personnalisé pour être plus productif. »

Sécurité : l’argument qui devrait convaincre les entreprises

Si le fait de pouvoir accéder, de n’importe où et depuis n’importe quel équipement connecté, à un poste de travail unique est un gage de confort et de productivité, ce n’est pas le seul avantage du Cloud Desktop. La sécurité est l’autre atout majeur. « Comme souvent, notre service doit beaucoup à l’émergence d’un besoin interne à OVH. En l’occurrence, il s’agissait de fournir à des développeurs des machines Windows sur lesquelles ils pouvaient être administrateurs, sans faire courir de risque au SI de l’entreprise. » Disposer d’un bureau virtuel faisant office de sandbox, partagé entre les collaborateurs d’une entreprise, pour effectuer des tests ou ouvrir sans crainte des pièces-jointes douteuses, est une utilisation possible. Mais l’apport du Cloud Desktop en termes de sécurité est plus large. « Quand vous utilisez un ordinateur public, ou lorsque l’un de vos collaborateurs utilisent leurs propres équipements (BYOD), il y a toujours un risque que les identifiants qu’ils vont saisir pour se connecter aux outils de l’entreprise soient interceptés. D’où l’intérêt de se connecter à son bureau virtuel, pour y travailler en toute sécurité : l’authentification et la navigation se font via une connexion chiffrée, et il est très facile, depuis son mobile par exemple, de réinitialiser le mot de passe permettant de se connecter à son bureau virtuel une fois que vous avez terminé de travailler. »

OVH Cloud Desktop, votre bureau accessible partout
On a usé et abusé du terme de mobilité, si bien qu’il faut peut-être maintenant chercher des superlatifs pour exprimer ce que permet le bureau virtuel, c’est-à-dire la super-mobilité, l’hypermobilité, l’ubiquité. Bref, le fait d’être partout comme au bureau !

Le bureau virtuel, un véritable tue la Moore

La flexibilité et la réduction des coûts reviennent souvent dans la bouche des promoteurs du bureau virtuel. « À juste titre, confirme François. Certaines applications coûteuses sont utilisées de façon épisodique par plusieurs membres d’une même équipe. Plutôt que d’acquérir une licence pour chaque poste, optez plutôt pour un Cloud Desktop sur lequel vous installerez ces applications et donnez-en l’accès à tous. Nous travaillons d’ailleurs sur le multisession dans cette optique. » L’exemple des stagiaires et travailleurs saisonniers est tout aussi parlant : « Plutôt que d’investir dans du matériel neuf, donnez une nouvelle jeunesse à un ordinateur obsolète grâce au Cloud Desktop. Le poste de travail physique ne sert plus qu’à accéder au bureau virtuel, à travers un simple navigateur ou un client lourd. La puissance de calcul et la mémoire vive nécessaires pour exécuter les applications se trouvent sur le serveur qui héberge le bureau virtuel, de même que le stockage des données. En mobilité, cela permet d’économiser la batterie de vos équipements. Mais, surtout, les entreprises n’ont plus besoin d’investir dans du matériel qu’il faudra amortir, des mini-PC (type Wyse ou NUC) suffisent largement. Les coûts deviennent beaucoup plus prévisibles pour les entreprises, et l’obsolescence des machines existantes, longtemps dictée la loi de Moore, est retardée de plusieurs années, voire dizaine d’années ! »

Bien sûr, les applications métiers continueront à être de plus en plus puissantes et donc gourmandes, profitant des évolutions à venir des processeurs. Mais l’upgrade des bureaux virtuels se fait de façon indolore pour les entreprises. Le cas échéant, quelques clics suffisent pour upgrader la configuration de son Cloud Desktop, avec la possibilité de migrer ses données. « Finalement, on applique aux postes de travail le même principe que celui popularisé par les éditeurs de solutions logicielles. Plutôt que d’investir dans une licence, coûteuse et rapidement obsolète, on propose un modèle d’abonnement sans engagement, qui permet de toujours profiter de la version la plus à jour. A l’instar de ce que nous proposons avec Office 365, SharePoint ou Exchange (options complémentaires de l’offre Cloud Desktop). » Sur le papier, le bureau virtuel est un choix on ne peut plus rationnel. Reste à faire tomber les derniers freins psychologiques, comme l’attachement physique que l’on peut ressentir pour son ordinateur. « Si ça peut vous consoler, il faudra toujours un équipement physique pour accéder à votre Cloud Desktop. Un truc sur lequel vous pourrez coller des stickers. Mais je ne peux pas vous garantir que, dans 10 ans, ce sera toujours un ordinateur, car il se vend aujourd’hui plus de smartphones que d’ordinateurs… » Et puis, complète Laurent Decool, chef de produit de l’offre Cloud Desktop : « Dites-vous qu’aujourd’hui le premier hôtelier mondial ne possède pas d’hôtel, le plus important groupe de VTC ne possède aucune voiture. Pourquoi, pour réussir, faudrait-il s’encombrer d’un parc d’ordinateurs à gérer, maintenir et renouveler, alors que ce qui compte le plus à notre époque n’est plus la possession des équipements, mais leur usage ? »


Découvrir l’offre Cloud Desktop d’OVH.com

Commander votre Cloud Desktop à partir de 9,99 € HT/mois.

Besoin d’une solution complète pour mettre en œuvre le télétravail dans votre entreprise ?
Découvrez notre solution Home Office, qui regroupe l’accès à Internet, la téléphonie VoIP et le Cloud Desktop dans un pack à partir de 32,98 € HT/mois.

Copywriter at OVH.