CES 2016 : OVH accélère sur le front de l’IoT et du soutien à l’innovation

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Toujours plus riche en objets connectés, qui semblent entrer dans une phase de maturité, le dernier Consumer Electronics Show (CES) a permis à OVH de tester grandeur nature le potentiel de sa nouvelle plateforme dédiée à l’Internet des Objets (IoT). L’occasion aussi de naviguer au cœur d’un écosystème bouillonnant, où le poids grandissant des startups s’imbrique idéalement dans le programme de soutien à l’innovation lancé par OVH.

CES 2016 : OVH accélère sur le front de l’IoT et du soutien à l’innovation

Du 6 au 9 janvier dernier, Las Vegas devenait comme chaque année l’épicentre mondial de l’innovation, the place to be pour découvrir en avant-première les technologies de demain et les acteurs qui les façonnent déjà. « C’était mon premier CES, et quel choc, tant par la quantité que la qualité des rencontres que l’on a pu faire », s’enthousiasme Cédric Combey, VP Ventes pour OVH en Amérique du Nord. Il l’admet d’ailleurs sans détour : « Les opportunités d’affaires au CES s’annoncent plus prometteuses que sur l’ensemble des plus gros salons que j’ai pu faire cette année ». Le cadre est posé.

Avec 180 000 visiteurs au compteur, le CES est le plus grand salon d’électronique au monde, représentant un marché global de 2 300 milliards de dollars. Un accélérateur d’opportunités incomparable pour les entreprises tech, à plus forte raison les startups dont le nombre et le poids économique n’en finit plus de grossir au fil des éditions. Celles-ci ont leur domaine réservé, l’Eureka Park, qui abritait cette année plus de 500 startups, soit cinq fois plus qu’il y a cinq ans. Sur ce contingent en constante progression, la France ne démérite pas puisqu’avec 190 startups présentes, elle représente la deuxième délégation derrière les Etats-Unis. 2015 avait propulsé sur la scène internationale l’initiative French Tech , qui vise à promouvoir l’écosystème IT français. 2016 aura été l’année de la confirmation. Décriée à ses débuts pour n’être qu’un « coup de com’ », la French Tech s’avère avoir eu un effet vertueux sur les entrepreneurs tricolores qui n’ont pas tardé à rejoindre le navire.

L'équipe OVH (de g. à d.) : Pascal Jaillon, OVH San Francisco; James McKenzie, évangéliste tech; Cédric Combey, VP Ventes Canada; et Sylvain Wallez, responsable du bureau OVH de Toulouse
L’équipe OVH (de g. à d.) : Pascal Jaillon, OVH San Francisco; James McKenzie, évangéliste tech; Cédric Combey, VP Ventes Canada; et Sylvain Wallez, responsable du bureau OVH de Toulouse
Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, en visite sur le stand de la French Tech.
Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, en visite sur le stand de la French Tech.

Accompagner l’innovation

OVH était présent sur le pavillon French Tech de l’Eureka Park pour soutenir 22 startups prometteuses retenues par Business France, l‘agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française. Aider les entreprises en démarrage à développer sereinement leur solution, aussi bien sur le plan technologique que logistique est une préoccupation majeure pour OVH, qui a lancé à ce titre en septembre dernier le « Digital Launch Pad » (DLP), un programme de soutien à l’innovation. Et quel événement plus adéquat que le CES pour tester à une échelle macroscopique ses potentialités ? Le DLP prévoit d’accompagner les startups de la conception d’un prototype jusqu’à la mise sur le marché d’une solution. Pascal Jaillon, qui développe l’activité américaine d’OVH depuis San Francisco et co-pilote le programme, était « impatient de valider les hypothèses, sonder les attentes et recueillir les commentaires des nombreux entrepreneurs sur place ». Son verdict, après quatre jours d’échanges intenses : « L’écrasante majorité des entrepreneurs que j’ai rencontrés ont un avis très positif sur OVH et ont montré de l’enthousiasme à l’idée d’embarquer dans le programme. La forte présence française a aidé, bien sûr. Il reste un gros travail à accomplir pour nous faire connaître, auprès des startups américaines notamment, qui ont l’habitude d’être sollicitées par des concurrents qui peuvent être très généreux, même si souvent cette générosité a un prix. Le but du DLP est de proposer une infrastructure bien dimensionnée, dont les startups puissent assumer la charge une fois entrées en phase de production ou de commercialisation de leur solution ». En plus de proposer plusieurs niveaux d’accompagnement en phase avec tout le cycle de vie du produit, sa singularité réside pour Laurent Allard, CEO d’OVH, dans « l’ambition de nouer des partenariats solides entre OVH et les startups sélectionnées, qui proviennent de domaines variés, complémentaires aux nôtres, et avec lesquelles nous partageons en retour notre expérience ».

(r)évolutions IoT

Vedette du CES, les objets connectés n’en finissent plus de s’imposer comme le nouveau paradigme de l’IT, investissant tous les secteurs du marché au rythme des besoins en données qui explosent ces dernières années. Pascal Jaillon fait le même constat : « L’Internet des Objets était partout cette année, avec un potentiel qui dépasse maintenant largement l’univers de l’IT. Je pense notamment au secteur de la santé, qui à mon avis est un des domaines les plus prometteurs ».

Les 50 milliards d’objets connectés attendus à l’horizon 2020 supposent le stockage et l’exploitation d’un volume de données très important, périmètre dans lequel OVH intervient avec ses 220 000 serveurs répartis dans 17 centres de données auxquels viendront s’ajouter 12 nouveaux centres de données d’ici 2018. « C’est cette mutation numérique inédite qui a motivé le lancement de notre plateforme spécialement dédiée à l’IoT », selon Sylvain Wallez, responsable du bureau IoT d’OVH à Toulouse. Du stockage à l’analyse en passant par le monitoring et le traitement des données, le PaaS TimeSeries permet en effet « de fournir un service clé en main aux entreprises des secteurs de l’IoT, qui peuvent ainsi se focaliser sur la logique applicative de leur solution sans se soucier de la mise en place d’une infrastructure ». Une approche holistique notamment rendue possible par le partenariat qu’OVH a officialisé lors du CES avec la startup française Sigfox , spécialiste mondial de la connectivité, qui peut compter sur un réseau très bas débit à longue portée et à faible consommation d’énergie. Initialement accessible en bêta sur Runabove.com (le site laboratoire du groupe), le PaaS TimeSeries vient d’arriver sur OVH.com, prêt à collecter, stocker, corréler et sécuriser les données des éditeurs d’applications métier comme des fabricants de capteurs.

Pour son premier 5 à 7 hébergé chez OVH, le groupe IoT MTL a réuni près de 80 personnes. Un record.
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Présentation de Philippe Nieuwbourg, le fondateur du groupe IoT MTL
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Après un compte-rendu complet du CES, plusieurs entrepreneurs se sont succédés sur scène pour présenter leur projet.
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