Une journée pour affûter sa stratégie Cloud

Plus de 600 personnes ont assisté à la session générale.

Le VMware Forum, c’est avant tout un spectacle. Et cela commence dès la première heure avec la « keynote ». Musique electro, jeux de lumière, trois écrans géants… la mise en scène impressionne le visiteur, qui devient spectateur et applaudit à tout rompre. La vidéo d’introduction, dans la plus pure tradition IT américaine, fait aussi son petit effet. Enchaînant des plans d’usines de métallurgie, de domaines agricoles et de circulation urbaine, elle illustre avec enthousiasme le thème de l’événement : « Virtually Unlimited ».
Le nouveau « CEO » de VMware, Pat Gelsinger, avait fait spécialement le déplacement pour cette étape parisienne. Sur les 22 VMware Forums organisés à travers l’Europe, il s'agissait là de sa seule prise de parole. Le PDG a alors exposé sa stratégie et ses priorités, en insistant sur la simplification qu’apporte la virtualisation aux systèmes informatiques. Et d’évoquer des datacentres « software-defined », où toutes les ressources seront virtualisées et disponibles en quelques minutes. De l’« IT as a service », lance-t-il.
Une ambition qui est déjà une réalité chez OVH. L’hébergeur propose notamment du vSphere et du vCloud « as a service » depuis 2011, via sa solution Dedicated Cloud. Les arguments donnés par le PDG de VMware sont d’ailleurs bien connus des clients Cloud d’OVH : réduction des coûts, rapidité de mise sur le marché, renforcement de la compétitivité... Autre point intéressant, Pat Gelsinger et Hervé Huzan, PDG de VMware France, ont donné des chiffres sur la bonne vitalité de leur entreprise (lire l’encadré ci-dessous). Ils ont aussi confirmé leur volonté de rendre les postes de travail plus mobiles, avec la suite Horizon.

La simplification des systèmes informatiques au cœur de cette keynote.

De la théorie à la pratique

Pour aller plus loin et aborder la virtualisation sous l’angle pratique, différentes conférences étaient organisées durant la journée. Dont celle menée par Alexandre Morel, chef de produit Cloud chez OVH, sur l'entrée pragmatique dans le Cloud pour les entreprises. « Tout le monde est convaincu que la virtualisation fonctionne en interne, que les fournisseurs extérieurs sont prêts, et que le Cloud possède de nombreux avantages. Maintenant, comment mettre en place une vraie stratégie d’industrialisation de l’externalisation ? », s’interrogeait-il en préambule.
Selon Alexandre, trop souvent, les études des DSI ne sont pas assez poussées. Conséquence, ceux-ci sont perdus lorsqu’ils cherchent la bonne solution. « Les entreprises doivent toujours partir de leur client interne pour trouver la bonne combinaison. C’est-à-dire, qu’attendent mes équipes ? Que sont-elles prêtes à perdre en termes de disponibilité ? Faut-il garder le contrôle sur certains aspects de l’infrastructure ? Quelles sont les applications critiques ? Répondez à toutes ces questions et, seulement après, analysez les offres du marché. »

Alexandre Morel, chef de produit Cloud chez OVH.

« Mélanger les approches »

Arrive alors le choix entre Cloud dédié et Cloud public. Pour Alexandre, à chaque produit son usage. « Les acteurs suggérant qu’il faut employer uniquement l’un ou l’autre ont sûrement des intérêts économiques ou stratégiques… Oui, il faut pouvoir mélanger ces deux approches ! Celle du Cloud dédié a fait ses preuves historiquement : l’externalisation de serveurs fonctionne depuis des années et la virtualisation apporte une gestion plus flexible. Cette solution est recommandée aux entreprises ayant une croissance régulière et souhaitant placer des services critiques dans le nuage : elles n’ont pas la crainte de se dire que d’autres utilisateurs – possibles concurrents – se connectent aux mêmes serveurs et aux mêmes infrastructures. »
Alors, dans quels cas utiliser le Cloud public ? « Cette gamme répond efficacement à des usages ponctuels (calculs, tests, preuves de concept) ou de débordement. En lisant certains articles, on a parfois le sentiment de pouvoir tout faire avec le Cloud public : mettre d’énormes bases de données, placer les plus gros ERP accessibles à l’heure et à la demande… Mais nous avons mené une étude auprès des DSI et aucun n’a dit vouloir y placer son système d’information. Beaucoup de nos clients combinent donc ces deux ressources : ils placent toute leur partie “core business” dans un Cloud dédié et gèrent leur “burst” via le Cloud public. Chaque produit fait ce pour quoi il est fait. »

La salle d’exposition n'a pas désempli de la journée.

L’Europe à l’heure du Cloud

Entre chaque conférence, les 2 000 visiteurs se pressent dans la grande salle d’exposition. Une trentaine de partenaires VMware sont là pour les accueillir, les renseigner, les guider. Mais pas question d’expliquer ce qu’est le Cloud sur un ton péremptoire : le public, souvent déjà adepte de la virtualisation, cherche à réaliser ses projets. « Nous avons fait des rencontres intéressantes », confie Hélène Caraux, chef de produit Cloud chez OVH. « Les professionnels venus sur notre stand avaient déjà une expertise VMware et recherchaient des solutions concrètes. Ils ont été sensibles à la plus-value qu’apporte OVH en tant qu’hébergeur aux logiciels de virtualisation. »
Autre constat, la vision des DSI converge partout en Europe. « En Angleterre, en Allemagne, en Pologne ou en Espagne, les besoins et les attentes sont les mêmes, poursuit Hélène. Ces VMware Forums européens confirment que les offres d’OVH sont attendues et que le Cloud Computing est loin d’être un effet de mode. »

VMware en chiffres

Au niveau mondial, VMware s’appuie sur 55 000 entreprises partenaires et s’adresse à 500 000 clients. Son chiffre d’affaires global, en 2012, est de 4,6 milliards de dollars (+ 22 %). La division France compte, elle, près de 25 000 clients.