#WeAreOpenStack : OVH à l’OpenStack Summit 2017 de Sydney

Du 6 au 8 novembre à Sydney (Australie) se tient le rassemblement biannuel de la communauté OpenStack. Une équipe d’OVH, qui compte parmi les plus importants opérateurs au monde de Cloud Public basé sur cette technologie "open source", vient y partager son expérience et écouter celle des autres utilisateurs. L’occasion de revenir sur les récentes annonces d’OVH, qui poursuit l’enrichissement de son offre de Cloud Public.

Il se murmure que les résultats de plusieurs études concordantes seront dévoilés à l’occasion de ce Summit. Toutes démontrent l’adoption croissante d’OpenStack dans de nombreux secteurs et régions du monde.

Dans ce contexte, le choix de la région Asie-Pacifique pour accueillir l’événement ne doit rien au hasard. Il reflète le fort intérêt des acteurs asiatiques de des TI pour le projet. On trouve dans cette zone géographique des cas d’usage variés, parfois à des échelles gigantesques. Ainsi l’application chinoise WeChat, qui se targue de compter plus de 900 millions d’utilisateurs, affirme s’appuyer en partie sur OpenStack. La bonne intégration de ces acteurs au projet est un enjeu capital pour que la communauté tire profit de leur expérience. Et pour éviter les développements parallèles (forks).

OVH rejoint l’initiative « OpenStack Public Cloud Passport »

Ces dernières années, la communauté a beaucoup œuvré pour perfectionner la stabilité des briques historiques telles que Nova (calcul), Cinder (stockage en bloc) ou Neutron (réseau), ainsi que sur une autre contrainte forte lorsque l’on utilise OpenStack en production : la mise à jour des infrastructures à chaud.

Aujourd’hui, les efforts se situent davantage sur des éléments périphériques au cœur d’OpenStack, mais tout aussi importants. Par exemple (url="https://www.openstack.org/containers/"]l’intégration de la stack permettant la conteneurisation[/url], et l’interopérabilité avec l’ensemble des composants de l’écosystème infonuagique "open source" adressant les besoins de PaaS, à l’image de Cloud Foundry par exemple.

Souvenez-vous : il y a une peu plus d’un an, lors de l’OpenStack Summit de Barcelone, avait eu lieu l’interop challenge, démontrant qu’il était possible de porter, en 10 minutes, une même application sur 16 environnements infonuagiques provenant d’opérateurs différents, dont le Cloud Public d’OVH. En octobre 2016, les efforts d’OVH pour conformer ses API avec les normes décrites par la communauté nous avaient valu de recevoir la certification « OpenStack Powered ».

Dans la continuité de ces démarches, OVH s’est joint à l’initiative « OpenStack Public Cloud Passport », en intégrant le groupe de travail dédié. Remplaçant l’initiative « TryStack », jugée trop complexe, l’idée de l’OpenStack Passport est de proposer un système d’offre d’essai gratuit, à la charge des fournisseurs de services infonuagiques volontaires. Dix fournisseurs, dont OVH, ont accepté de proposer ces essais gratuits, contribuant ainsi à la découverte et l’adoption d’OpenStack par un nombre toujours grandissant d’utilisateurs.

À ce titre, OVH offre un crédit de 50 euros, utilisable pendant une durée d’un mois, à tous les nouveaux utilisateurs souhaitant tester le produit Cloud Public. Pour Tobias Rydberg, le porte-parole du Public Cloud Working Group : « Ce n’est qu’un début, d’autres fournisseurs de cloud public vont rejoindre le programme faisant bénéficier ainsi aux utilisateurs d’un plus grand choix de localité, de langues et de régimes légaux ». Car l’objectif est en réalité plus ambitieux que le simple fait de proposer un moyen de découvrir OpenStack : il s’agit aussi de démontrer qu’il existe une offre de cloud basée sur OpenStack adaptée à tous les besoins.

Instances GPU et nouvelles régions : le Cloud Public OpenStack d’OVH s’étoffe

Le Cloud Public d’OVH, ce sont aujourd’hui plus de 190 000 instances en fonctionnement (ou, vu autrement, plus de 600 000 instances démarrées chaque mois) et plus de 110 pétaoctets stockés dans le Stockage d'objet de Cloud Public basé sur Swift, la brique dédiée au stockage du projet OpenStack.

Cette offre a trouvé son public et continue à se développer pour répondre à des besoins de plus en plus divers et croissants. OVH a ainsi récemment intégré à son offre de Public Cloud des instances dotées de GPU, destinées à couvrir les besoins grandissants des entreprises en machine et deep learning. Un sujet sur lequel OVH reviendra d’ailleurs lors de l’OpenStack Summit de Sydney, en dévoilant les coulisses techniques de l’intégration de processeurs graphiques à l’environnement Nova lors de la conférence : « Not only for miners: GPU integration in Nova environment ».

Conférence « Not only for miners: GPU integration in Nova environment » animée par l’équipe OVH à l’OpenStack Summit de Sydney.

Autre axe de développement pour l’offre de Cloud Public d’OVH : son déploiement au sein de nouvelles zones géographiques. En plus des trois zones historiques que sont Beauharnois, Gravelines et Strasbourg (France), les utilisateurs peuvent désormais commander des instances physiquement hébergées en Pologne, en Allemagne ou encore en Angleterre. Trois nouveaux sites pour améliorer la couverture géographique des infrastructures déployées et les latences avec les utilisateurs finaux. Et la possibilité de bénéficier d’instances fonctionnant sur l’une des dernières versions d’OpenStack : Newton (sorti en octobre 2016).

L’ajout de nouvelles régions est programmé dans les prochains mois, de sorte à rendre disponible l’offre cloud public dans la quasi-totalité des centres de données OVH et à lui offrir une couverture mondiale.

Les nouvelles fonctionnalités ne sont pas en reste : nous avons annoncé lors de l’OVH Summit mi-octobre la compatibilité des API OpenStack Neutron avec le répartiteur de charge nouvelle génération récemment sorti, ainsi qu’une bêta à venir de Trove, le projet de base de données en tant que service (DBaaS) d’OpenStack. L’intégration de VIO ([url"https://www.vmware.com/ca/fr/products/openstack.html"]VMware Integrated OpenStack[/url]) dans l’offre Cloud Privé est également dans les tuyaux. Ceci pour faire la jonction entre le monde VMware disponible au travers du Cloud Privé (vSphere, NSX, SDDC) et le monde OpenStack au travers de l’offre Cloud Public. Avec une API commune, il devient possible et facile de combiner les deux solutions.

OVH et OpenStack réunis au sein de l’Open Cloud Foundation

Outre le fait de démocratiser l’accès au Public Cloud, ce que nous tâcherons de démontrer à Sydney en participant une nouvelle fois à la conférence « Can OpenStack Beat Amazon AWS in Price? The trilogy », OVH est convaincu que ce projet open source est devenu un standard essentiel du monde du cloud. Un standard technologique garant de la réversibilité de l’interopérabilité, deux piliers essentiels du Cloud Open qu’OVH promeut en s’engeant dans la création de l’Open Cloud Fondation… déjà rejointe et soutenue par la fondation OpenStack.

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Une équipe OVH a fait le déplacement pour participer à l’OpenStack Summit de Sydney.