God save the ping : J – 6 mois avant la mise en service du 1er des 3 centres de données d’OVH au Royaume-Uni !

OVH vient d’acquérir un bâtiment d’une capacité de 40 000 serveurs dans l’est de la capitale anglaise. Il deviendra le premier centre de données d’une série de trois prévus outre-Manche, depuis lesquels OVH va accélérer son développement au Royaume-Uni. LCY1 (son nom de code) appartenait à un opérateur de télécommunications. Une aubaine, car le bâtiment est déjà partiellement sécurisé, et alimenté via une sous-station électrique toute proche. La mise en service du centre de données se fera donc dans un délai record. Les premières y seront disponibles au printemps 2017. L’interconnexion redondée au PoP d’OVH à Londres, situé à moins d’une demi-milliseconde, permettra aux utilisateurs d’être directement connectés aux principaux points d’échange Internet d’Europe centrale, d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Nord.

Un joyau à l’intérieur de la grande couronne londonienne

Après avoir annoncé son arrivée près de Francfort en Allemagne il y a quelques jours, c’est en Angleterre que le chef de file européen du Cloud débute le chantier de son premier centre de données britannique. Situé à l’intérieur de la grande couronne tracée par le périphérique londonien M25, le site choisi disposait de tous les atouts pour séduire OVH : une superficie de 4 000 m² déjà sécurisés ; une interconnexion fibrée au PoP de Londres relativement aisée via deux chemins redondants ; la proximité de deux sous-stations électriques du fournisseur UK Power. Parmi les autres critères figurait la desserte du site par les transports, pour faciliter le recrutement des 20 personnes qui y travailleront à terme, l’absence de risques naturels et technologiques et bien sûr le coût. Sur un territoire où les prix de l’immobilier sont très hauts, la recherche du site idéal – et de la bonne affaire – a d’ailleurs pris plusieurs mois.

Le bâtiment, construit il y a moins de 20 ans, nécessitera moins de travaux de réhabilitation que les entrepôts industriels dans lesquels OVH a pris l’habitude d’implanter ses centres de données. Le site se prête en outre parfaitement à la technologie de (refroidissement liquide des serveurs) employée par OVH. Cela permettra, comme au sein des autres centres de données du groupe, un fonctionnement sans climatisation – laquelle peut représenter jusqu’à 50 % de la consommation électrique d’un centre de données traditionnel.

Les travaux d’aménagement intérieur débuteront dès les premiers jours de 2017, pour assurer un premier ping au mois d’avril, un lancement des offres Découverte fin mai et une mise en production du centre de données fin juin. Un délai record, puisqu’il s’agit de créer un centre de données de 40 000 serveurs, et non de recourir à la colocation de quelques baies au sein d’un centre de données existant — ce qui est l’option la plus souvent choisie par les compétiteurs d’OVH lorsqu’ils s’installent sur une nouvelle zone géographique. Cette stratégie permet à OVH de répliquer partout dans le monde le modèle qui a fait son succès : la maîtrise totale de la chaîne de l’hébergement, de l’assemblage des serveurs jusqu’à la conception de ses centres de données.

Londres, une Tech City au cœur d’un marché TI mature

Si le Brexit, survenu en juin 2016, a conduit à l’exode de quelques sièges sociaux vers Amsterdam, Paris ou Berlin, Londres n’en reste pas moins une place financière importante. Et les industries financières, avec un taux d’adoption de près de 25 %, sont en pointe dans la transition vers le Cloud. De plus, Londres se dispute avec Paris et Berlin le titre d’écosystème européen le plus dynamique pour l’accueil des startups, avec un nombre record d’incubateurs et d’accélérateurs (parmi lesquels figure d’ailleurs le Digital Launch Pad d'OVH, programme d’accompagnement des projets innovants).

Présent depuis 2007 en Angleterre, via une filiale basée à Londres et située à quelques kilomètres du futur centre de données, OVH a déjà séduit une clientèle britannique nombreuse, faite de startups (à l’instar de BulbThings, qui veut révolutionner la gestion d'actifs grâce à l'exploration de données, ou datamining) et de grands comptes (tels que LineUp Systems, spécialisé dans la génération de clients potentiels via les publicités dans les médias, ou XTM International, leader anglais des technologies de traduction).

L’implantation d’un centre de données par OVH permettra aux entreprises du Royaume-Uni et d’Irlande de localiser leurs données au plus près de leurs utilisateurs, chez le seul acteur du cloud d’envergure mondiale non américain, et donc non soumis au Patriot Act. Le tout avec une connexion directe en France vers Gravelines (puis Roubaix et Paris), Amsterdam (puis Bruxelles et Francfort), Montréal et New York, assurée par le réseau fibré qu’OVH a déployé à travers le monde, qui totalise une capacité de 7,5 Tbps.
Les deux autres centres de données prévus par OVH sur le territoire britannique permettront de fournir aux utilisateurs une solution de sauvegarde avec un second site dans la périphérie de Londres et un troisième suffisamment éloigné géographiquement pour constituer un site de reprise en dehors du domaine de panne des deux autres sites. Les 3 centres de données seront bien sûr reliés, comme les autres centres de données du groupe, par le vRack réseau privé développé par OVH pour faciliter le déploiement d’infrastructures multi-sites.

L’expansion internationale d’OVH en phase d’accélération

Après avoir annoncé en octobre dernier l’ouverture de trois nouveaux centres de données en Asie-Pacifique et en Pologne, OVH poursuit ses investissements en Europe, ainsi qu’aux États-Unis où la ville de Vint Hill, en Virginie, a été choisie pour implanter un centre de données sur la côte Est ainsi que le siège d’OVH US (ceci pour disposer aux USA d’une entité entièrement isolée du reste du groupe).
Afin de financer son projet d’expansion mondiale, le chef de file européen du cloud a procédé en 2016 à une augmentation de son capital de 250 millions d’euros avec les fonds d’investissement KKR et TowerBrook, et annoncé un plan d’investissement d’1,5 milliard d’euros sur 5 ans. D’ici fin 2017 sont ainsi programmés l’implantation de centre de données supplémentaires aux États-Unis (côte Ouest), en Italie, en Espagne et aux Pays-Bas.